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Grand ménage avant de rebondir

14 juillet 2009

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OK j’ai menti. J’ai aussi écrit ce soir. La Bretagne m’oblige à avancer en me dépouillant peu à peu des poussières et des araignées polluant mes tiroirs. A une certaine heure, les lettres de motivation deviennent confuses.

Je ne suis pas sûre que ce texte fasse partie des Larmes de Pierre, en fait je suis même certaine qu’il n’y trouvera pas sa place – ça, Flobor pourra me le confirmer. En tout cas c’est sorti d’un coup (…merci de me signaler les fautes d’orthographe). J’ai sans doute encore quelques deuils à faire ici avant de pouvoir continuer sur autre chose de plus intéressant. Bear with me…

#inspiration : Environnement musical de DJ Tony Hayes 

 

Seule. Fatiguée. Lessivée. Avec toujours cette obligation de vivre et de continuer. 

Malgré tout. Malgré l’image de mère et d’épouse dévouée, malgré le carcan que tu t’es construit.

Car il faut aller de l’avant, même si ce n’est qu’une fuite, pour toi, rester immobile serait aussi insupportable que de reculer. 

 

Tu oublies de t’arrêter pour faire le point. 

 

Le point sur quoi? Les réponses, tu les connais. Elles sont là, devant toi, énormes. Il suffirait d’avoir le courage d’admettre leur existence. D’avoir le courage de tout bouleverser, de confronter le bon et le mauvais et d’assumer qui tu es. Que ton entourage ne décèle pas tes faiblesses et tes manques, que personne ne jette tes failles à la figure, t’est incompréhensible.

 

Tu effaces le tri que tu as fait.

 

Ce à quoi tu tournes le dos, les changements que tu refuses de faire ont pris toute la place dans ton esprit, à un point que te regarder dans la glace, dans le regard des autres, dans le miroir trop fidèle qu’ils te renvoient, t’est insupportable. Tu divorces avec un certain nombre d’entre eux. Seuls restent ceux qui savent te mentir, qui ne voient pas  ou qui s’en foutent. Ceux qui sont facile à vivre, auprès de qui tu ne te sentiras pas défaillante. 

Tu te sépares de tes amis les plus précieux, ceux qui te voient et t’acceptent, ceux qui t’aiment et t’attendent, qui te laissent être qui tu as décidé d’être. Qui ont conscience que tu ne feras peut-être jamais le Travail. 

 

Peut-être que nous ne t’aimions pas assez, si tu étais si malheureuse à nos côtés.

Ou peut-être, aussi, que nous avions nos propres vies et que nous ne pouvions plus être absorbés par la tienne.

 

Tu ne donnes aucune explication, nous devrons trouver les réponses nous-même. Tu deviens absente du jour au lendemain, n’offrant qu’un rejet silencieux, aveugle, violent. Un rejet que, de fait, mon fils recevra de plein fouet. Car en te séparant de moi, tu te sépares aussi de lui et de l’engagement tant moral que spirituel que tu avais pris.

 

Nous ne sommes plus en maternelle. Que tu ne m’aimes plus, que la vie puisse t’être heureuse sans ma présence, ou encore que je ne corresponde plus à ton standing, je peux l’entendre. D’une oreille, et en trouvant cela futile. Avec un regret doux amer dont je me remettrai.

Que je mette

un moment à comprendre, que je passe du temps à me torturer, et si, et comment, et pourquoi, que je me remette en question, quelque chose que j’aurai dit, que j’aurai fait, que je n’aurai ni dit ni fait… ça aussi, finalement, c’est mon problème. Je passe par les étapes, doucement, je les caresse presque. Au fond, je sais déjà pourquoi.

 

Qu’un enfant en subisse les conséquences et puisse se sentir indigne d’être aimé, un enfant déjà si fragile derrière sa carapace de chevalier, je ne l’ai toujours pas pardonné. Une mère est synonyme de possibilités et de ressources infinies. Surtout si on touche à son enfant.

 

Heureusement, il existe dans son monde coloré des fées qui se penchent sur son berceau, dont une en particulier avec qui il partagera des jeux parfumés à la confiture. Une jolie fée qu’il adoptera avec autant de fougue qu’elle prendra naturellement sa place auprès de lui. Ils se forgent un lien qu’on ne peut forcer et qui se sera créé car ils le voulaient bien. 

 

Finalement, que tu te sépares de mon fils, c’est peut-être le plus beau geste que tu auras eu envers lui. Même si je ne t’ai pas pardonnée, même s’il n’aura jamais à te pardonner car il t’a déjà oubliée. C’est grâce à cela qu’il est aujourd’hui plus heureux que lorsque tu existais. 

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2 commentaires

  1. La fée Myrtille est toute émue…


  2. On aime très fort la fée Myrtille :)



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