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La pluie fuse enfin

24 juillet 2017

L’impulsion des jours te force à continuer. Sans réfléchir, sans direction, l’avenir imprécis au-delà des quelques semaines devant toi, tel un agenda flou aux contours insipides. Derrière toi une fillette danse insouciante sous les rayons perçant delà les arbres, nimbée de la grâce dorée des heures couchantes, protégée par l’ancrage d’un présent qui t’est si loin.

La route était simple.

Courbés sur vos claviers, sourds. Une armée d’adultes assis et immobiles.

La pluie fuse enfin, tac tac tac, rabattant la poussière fine vers le bitume, tac tac tac plic ploc, ses larges gouttes rythmant la fuite des badauds en percussions lourdes et grondantes.

Un éclair s’interroge. Boum. Le tonnerre répond une fois, puis deux. Personne ne bouge, personne ne danse. Les visages autour de toi sont froidement éclairés du reflet bleu des écrans. Seule et entourée de multitude, seule tu lèves le regard vers les arbres maltraités de vents. Devant ton regard de myope, des chiffres dans un tableau, et par devers toi le souvenir d’un ruban envolé dans  la tempête, du recueillement des tiens devant les éléments, visages collés à la fenêtre et un feu réchauffant l’âtre.

Seule tu te redresses pour respirer, regarder. Etre. Marcher jusque la vitre qu’on entrouvre à peine, un doigt glissé à l’extérieur pour goûter la pluie, sentir la colère du ciel, pour prendre le temps. Sourire et s’offrir un souvenir, un feu qui danse encore au fond de tes prunelle.

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