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Kill Kim 9

16 juillet 2013

Kill Kim 9

Allez par ici http://www.kill-kim.fr pour découvrir La nouvelle (ré)incarnation de Kim: Mayday, le canard n’a plus de batteries!!! (et les carottes sont cuites!)

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Les yeux sans visage (traduction)

1 mars 2010

C’est moi et ce n’est pas moi.

 

Tu surfes sur le web, les enfants au loin, ton mari fait une pause des jeux olympique (…ton mari sommeille).

 

Tu surfes sur le web, te sentant désoeuvrée, sachant que tu devrais écrire, ou cuisiner, ou nettoyer un truc, mais surtout que tu devrais écrire. Tes doigts s’agitent convulsivement et tu as ce besoin en toi, cette exigence avide de mots. Sauf que les mots t’échappent, peut-être parce qu’ils sont trop effrayants ou trop tristes ou trop vrais. Peut-être parce que-ce que tu écris, tu l’as lu et relu jusqu’à la nausée et l’épuisement, au point de faire pleurer de l’encre à tes doigts.

 

C’est bien, parfois, de prendre du large par rapport aux mots. D’avoir la pensée vide, rien, d’avoir le néant pour univers. La maison vibre d’un silence suspicieux, tu a éteints la musique, il n’y plus rien à part le vent. Un vent puissant qui déferle sur la maison, les arbres, qui rend la lumière du soleil plus précise en poussant au hasard de lourds nuage noirs.

 

Tu sais que tu veux écrire à propos de lundi dernier. Le texte prend lentement forme dans ta tête, tu n’es pas sûre encore, est-il en français, en anglais? C’est un texte à propos de rencontre et de partage. Qui parle d’être assise sur un tabouret dans l’obscurité, avec une lumière tamisée soigneusement choisie. Qui parle de plonger dans l’objectif d’un appareil photo. Il y fait noir aussi, mais tu n’y cherches pas la lumière, tu cherches un oeil, tu cherches son regard. Tu n’es pas certaine de ce qu’il voit, de ce qu’il veut et tu ne sais pas quoi donner. 

C’est déconcertant. C’est intense, aussi.

 

Tu surfes le web à la recherche de mots et l’image surgit violemment devant toi. Te saute dessus. Non, ça, ce n’est pas toi, n’est-ce pas?

Il y avait eu un premier résultat, pur, bleu, lumineux, et déjà c’était toi sans l’être. Tu l’avais reçu par email, elle avait été envoyée avec soin. Tu étais prévenue de son existence. Une nouvelle fois, tu étais déconcertée, mais finalement tu as réalisé que tu appréciais le résultat, et même que tu l’aimais vraiment.


Tu étais prévenue qu’elle existait quelque part, cette image de toi, et  qu’un étranger, un artiste, était penché dessus. Tu as cherché son travail sur la toile et tu as trouvé des choses que tu aimais beaucoup et d’autres moins. Tu es allée sur son facebook, son flickr, tu aurais dû trouver l’image plus tôt.

 

Aujourd’hui tu atterris sur son blog, tu tombes sur toi étalée en pleine page d’accueil. Ce morceau de toi est apparu violemment sur l’écran, sans s’annoncer et déjà âgé de quelques jours. L’image était inattendue de plus d’une façon, tu la reçois comme un coup.

 

D’abord tu la rejettes, tu la déteste. Elle n’est plus cliniquement immaculée, et elle pleure de l’encre. Puis, tu as réalisé qu’elle ne t’appartenait plus. Tu l’avais donnée à quelqu’un, et ce faisant tu y avais renoncé. 

Tu n’es pas certaine de ce que tu en penses encore. Cela prendra peut-être du temps (et peut-être que tu l’apprécies terriblement, finalement). Cela demandera peut-être de rencontrer cet étranger qui ignorait la tristesse de tes mots, et qui ne sait pas à quel point son travail et celui de son [associé] t’a rendu justice aujourd’hui.

Crédit photo : Tanguy de Montesson et Gilles Billian

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toile / canvas

27 septembre 2009

(English : scrolldown)

 

 

C’est rond comme un hublot. Comme une fenêtre sur le monde qui ne s’ouvre qu’à ceux qui veulent bien la voir.

 

C’est une toile, sur un chevalet. 

 

En face, un gamin de 6 ans. Un chevalier Zoulou sans peur et sans reproche qui ne lâche jamais son objectif. A six ans, il se fixe des objectifs et se donne les moyens pour les atteindre. Déjà, rien que ça c’est bouleversant.

 

Il y a quelques mois, c’était son anniversaire. Il avait été très gâté, la fée Myrtille était passée et lui avait offert des objets précieux avec lesquels il traçait déjà des lignes joyeuses et inspirée. 

Le Magicien Bassboy, lui était un peu en retard. Interrogés, M et Mme Zoulou avaient répondu un peu évasivement. « Un livre, ou un truc sur les Chevaliers, ça lui fera plaisir ». 

 

Et c’était vrai.

 

Ce sur quoi ils n’avaient pas compté, c’est que Chevalier Zoulou n’a besoin de personne pous se créer son univers aussi imaginaire que magique. A six ans, il sait déjà qui il est (et nous aussi, quelqu’un de chiant et de compliqué et d’immensément merveilleux, un enfant magnifique et ancré, à la limite de l’autisme et du génie. Bref, une personne.). 

 

Avec cette fenêtre, avec les moyens que le Magicien lui a donnée pour s’exprimer, Chevalier Zoulou a déjà crée sa première oeuvre. 

Celle-là, il va peut-être la garder. Il a néanmoins déjà exprimé le souhait de vendre les prochaines à une broquante, « pour faire de l’argent« , « payer les toiles« , et « donner de l’argent à sa maman« , qui elle, n’a pas de travail. (Bravo Maman!)

 

« 10€, c’est un bon prix? C’est un peu cher mais c’est pas cher? Peut-être que Papa l’aimera et achètera la toile, et comme ça tu auras l’argent et Papa aura la peinture? » (La notion de compte commun lui échappe encore).

 

En tous cas, il projette de créer de jolies tâches de couleurs, des portraits peut-être, ou des traits comme sa Grand-Mère.

 

*  *  *  *  *          *  *    *    *  *          *  *  *  *  *

 

 

It’s round like a porthole. Like a window on the world, that opens only for whom wants to see it.

 

It’s a round canvas, on an easel.

 

Facing it, a 6 years old. A Knight Zoulou with no fear nor regrets, who never lets go of his objectives. At 6, he already knows how to set goals and give himself the means to reach them. This, by itself, is breathtaking.

 

It was his birthday a few months ago. He’s been very spoiled.  The BlueberryJam faery had comme and given him precious tools with which he already drew joyous and inspired lines.

Magician Bassboy was a mite late. Upon interrogation, Mr and Mrs Zoulou had answered somewhat evasively. « A book, or stuff related to Knights, he’ll like that ».

 

And it was true.

 

What they had overlooked, was his ability to create his own magical and imaginary universe with no help but his own. A six, he already knows who he is (and so do we, someone overbearingly complicated, immensely marvelous, a magnificent and anchored child, on the verge of autism and genius. In short, a person).

 

With this window, with the means given to him by the magician to express himself, Knight Zoulou has already painted his first creation. 

 

This one, he might keep. But he’s already expressed the wish to sell his next ones at a yard sales, « to make money« , « pay for the canvasses« , and « give money to his mother« , who’s out of work.  (Nice work Mom…)

 

« 10€ (15$), it’s a good price? It’s a bit expensive but it’s not too expensive? Maybe Dad’ll like the painting a buy it, and you can have the money and Dad can have the painting? » (the idea of a shared Bank account eludes him still)

 

Anyway, he plans to create nice couloured stains, portraits maybe, or dashes like his Grand-Mother.

 

 

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Art : Space Man à l’hôpital Robert Debré

14 mai 2009

Navettes spaciales réalisées dans le service de dialyse et de néphrologie
par des enfants de 6 à 15 ans, aidés par un génial bricoleur, le
personnel soignant (dont une décoiffante infirmière), une maîtresse
inventive et une prof d'arts plastique. Le matériel utilisé est du
matériel de récupération appartenant soit à l'hôpital soit à la maison,
ainsi que des matériaux de base tels que le fil de fer, le papier
crépon…

Spaceships made by children aged 6 to 12 in the dyalisis  and nephrology service. They were helped by a genius handyman, the staff (including a legendary! nurse), an inventive kindergarden teacher and an art teacher. Recycled stuff from the hospital or home were used, plus basic crafting material.

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Florent’s first phone art

14 mai 2009
Tableau_blanc_2

La lave du volcan déferle sur les voitures.
The volcano's lava surges on the cars.