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Supporters de rugby en manque de recyclage

13 septembre 2009

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Hier, Monsieur mon mari a emmené nos deux garçons Zoulou et un de leur pote voir le match de Rugby Stade Français / Castre au stade Jean-Bouin. 

 

Ceux qui ont l’habitude des stades ou des grandes salles de concert le savent, non seulement il est désormais interdit d’entrer avec les capuchons des bouteilles d’eau, mais il faut jeter ces capuchons devant les vigiles. On ne sait jamais, pour les rigolos qui les auraient glissés dans leurs poches, ou les papas souhaitant éviter les inondations de sacs, chaussures ou bermudas et les pleurs qui ensuivent. Ces mesures viennent du foot, et sont loin d’empêcher, à mon avis, les jets de projectiles (il suffit d’avoir un peu d’imagination ou, comme l’explique Cyril, des bouchons en double dans son sac).

 

Bombardés, voire saturés d’info comme tous leurs petits copains, nos zoulous sont bien informés tant en matière d’écologie que de Grippe A et de mesures d’hygiène. Ils recyclent, jettent leurs déchets « verts » dans un compost, ne font plus de calins à leurs parents en cas d’angine et se lavent les mains en comptant jusqu’à 30 ou en chantant « Une sourie verte ». Ils savent fermer les robinets qui gouttent et ramènent leur boite de gâteaux de l’étude histoire de bien trier dans la bonne poubelle.

 

Aussi quelle n’a pas été leur déconfiture en observant que leur capuchons (recyclables) allaient dans la même poubelle que les restes de hot-dog et autres détritus. Ces trois zoulous responsables avaient chacun leur bouteille dans une main, labellée à leur nom pour éviter tout échange de microbes, et un drapeau bleu ou rose dans l’autre. Ils venaient soutenir leur équipe sous le soleil, et on peut penser qu’ils ont fait un bon boulot au vue du score contre Castre. (Même si d’autres diront que cela tient à leur changement d’entraîneur). 

 

Si ces Zoulous ignorent le coût pécunier qu’impliquerait la transformation de salles et stades en lieux civiques et respectueux de l’écologie, ils connaissent déjà malheureusement le coût de la pollution et de l’irresponsabilité « du business » en général: à 6, 8, et 10 ans, ils ont déjà perdu des copains, emportés par le cancer ou une maladie dégénérative. 

 

Ils savent que ce sera plus à eux qu’à nous de nettoyer les ordures et la planète malade que nous leur aurons transmis… Des bouchons, l’inexistence de recyclage, cela ne tuera personne directement. C’est pourtant le symbole d’une prise de conscience que nos enfants ont, et dont ils nous reprocheront l’absence plus tard.

 

Et nous, nous savons que, pour la première fois dans notre histoire moderne, la génération qui suit est en moins bonne santé que la précédente.

 

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