h1

fenêtre

19 novembre 2010

Un ciel gris bardé de plomb, des fenêtres qui se ternissent au fil des minutes. A mes pieds l’eau, qui coule entre les racines des arbres transits. Vendredi, fin de journée, les pas ralentissent dans les couloirs, les dos sont voûtés mais les yeux rieurs à l’approche du weekend. Du 7ème  j’entrevois au travers des branches transies de vents et d’hiver une file indienne de voiture le longs des quais,.

Les néons tremblotent, nos 4 doigts pianotent en rythme sur les claviers d’un son régulier que perce un sifflement de clim. Cette dernière est cassée et rappelle à nous le froid de l’extérieur. Nous sommes déjà en manteaux, gants aux mains et châles aux cous, assises un peu penchées, mais qui tapons, pianotons, réfléchissons.  L’heure tourne, nous la voyons du coin de l’œil, trop régulière, trop lente à l’approche du soir, mais trop rapide au regard des piles encore alignées sur le côté de note bureau.

Au loin devant moi, derrière les arbres, la Seine, les quais, à côté de grues et d’immeubles éclaboussés de tristesse, des guirlandes de lumières jaunes et rouges dansent allègrement sur la façade d’un restaurant. Pour m’y rendre il me faudrait badger, descendre, rebadger, affronter le vent et trouver un pont. Je m’imagine un endroit cordial et chaud, des gens heureux tenant dans leurs mains une boisson fumante.

Un jour, j’irai.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :