Posts Tagged ‘poeme’

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I mean you no harm

19 juillet 2016

I mean you no harm

As I walk the path

As I find my way

 

I mean you no harm

As I look back

And see others

Breathe where I exhaled

 

I mean you no harm

As I try, as I stumble,

As I preserve my light.

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recyclage

3 mars 2013

Kill-Kim #8 est annoncé… (http://youtu.be/M8_aRIIyBUo)

Avant, il faut clôre le #7: ci dessous le texte qui n’aura pas été utilisé :

Je contemble l’eau bleue paresseuse de lumière,
Calme étrange, caresse d’un instant éphémère.
Assise au bord, en nonchalance, j’oublie le temps,
Ma main sur le passé, yeux secs, le coeur séché.

Je garde en rétine la douceur de sa peau,
La beauté de son rire et son corps fendant l’eau.
Mes jambes campées se sont approchées d’elle,
Les doigts serrés de peine, de jalousie, de haine.

Si longtemps désirée, de loin et en silence,
Kim si belle nue, et dans les eaux la danse…
Lorsqu’enfin j’ai osé exister dans ses yeux,

J’ai songé un moment au fait de la sauver :
Les sens en décence, en fin d’un spleen malheureux,
Pour céder, malgré moi, car il fallait m’aimer.

http://www.kill-kim.fr

http://www.kill-kim.comImage

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Tintamarre

10 juin 2012

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Le temps s’enroule,

En vrille.

Oublie de ralentir.

La voix muette,

Tue le temps,

Tape les tympans.

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Alzheimer

2 octobre 2011
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Je serais ta mémoire 

Si nous avions le temps,

Les images qui s'effacent

Plus rien que le présent.

Je serais ton espoir

Si nous goûtions aux vents,

Mais déjà, plus de traces

De nos marches d'antan.

Je serai ta mémoire.

En puisant en arrière, j'inventerai demain.

Tu seras mon espoir.

Car grâce à ton besoin, j'existerai enfin.

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Parfois Sophie s’oublie (pauvre Sophie)

20 septembre 2011

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Parfois Sophie s’oublie, le temps d’une soirée,

Elle retrouve l’insouciance de l’enfance, passée.

 

Elle écoute, les mots virevoltant autour d’elle,

Ces échos, si légers, d’existences essentielles.

 

Les pierres sont à leurs places dans son ancien quartier,

Les arbres sont plus grands, les femmes plus voutées.

 

Parfois, Sophie se plait à oublier les ans,

Qui ont coulés, loin d’elle, dans son aveuglement.

 

En sourire, en espiègle, elle se déjoue du vide

Et son charme, envoutant, fait oublier ses rides.

 

Chez elle, rien ne l’attend, qu’une triste amertume

Qu’elle croque sans pitié, tout au bout de sa plume.

 

Dans le reflet des verres, elle retrouve la vue.

Dans le reflet des âmes et des corps repus,

Sophie, parfois, exhale d’un cri, sans retenue.

Le tableau très discrètement visible en arrière plan est de Claire de Chavagnac Brugnon et s’intitule « Aile de Corbeau ».
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Poème d’enfant

24 mars 2011
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Mes deux grands sont des géants
Aux longues pattes d'éléphants
Doté d'un cœur en fer blanc*

Avec eux, j'aime ce chemin:
Ils courent, tournent, rient
S'arrêtent, regardent, crient.
Ils réinventent le matin,
Le soir,
La peur du noir.

Mes deux grands sont des géants
Et une dernière qui suit,
Sans faire de bruit.

* "Quoi maman?? Ca rime!"

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Regarder les choses

10 mars 2011
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Regarder comme une dernière fois

S'imprégner les sens en émois

S'en souvenir et tout écrire

Respirer l'air les poings crispés

Ultime gorgée savourée

Poumons gonflés, prête à en rire

Regarder la lumière en face

Le cœur ouvert, les larmes aveugles

Puis ténèbres, prenant sa place

Regarder comme la dernière fois

L'espérance d'autres lendemains

L'attente d'un nouveau matin.