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relecture / proof-reading

18 janvier 2010
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Il fait froid dehors. La nuit est tombée, Deezer caresse mes oreilles avec un air jazzy et entraînant, qui me dit que Yes I can… 

A ce stade, j'ai surtout très très envie de faire un feu de joie.

It cold outside. Not a freezing cold falling on 10 new inches of snow like in some places I hold dear, but still.
At this point, the idea of a bond fire is very appealing… (I have back up) :)
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Vélo

15 janvier 2010

A ma droite, un vélo trekking Triban noir, avec fourche suspendue et un super guidon ("potence headset semi-relevés", rien que ça).

A ma gauche, un VTT Riverside mauve avec un système de changement de vitesse compréhensible.

Les deux ont 24 vitesses, gardes-boues, protège chaîne, porte bagage solide, béquille, et surtout, un éclairage dynamo. Grâce aux promos, ils sont au même prix.

Choisir entre les deux, c'est compliqué. En terme d'accessoire, tout y est. Oui, même en zigzagant comme un bolide en forêt tout en (sur)sautant sur des racines, Madame aime son confort, et surtout, Madame pense avec pragmatisme que si les accessoires sont intégrés dès le départ, les boulons tiendront plus longtemps que si elle s'y met toute seule.

J'ai du temps. 

Je prend le temps. D'essayer, de foncer entre les rayons du magasin, en accélérant, freinant, en changeant les vitesses. En tournant brusquement, en testant la lenteur aussi, en me provoquant des accidents (combien de temps pour mettre le pied par terre?). Un peu droite sur mon vélo, avec mon manteau trop long,  mon petit sac à dos et mon chapeau en feutre noir orné d'une sympathique fleur, mes essais ont sans doute constitués l'attraction de cet après-midi tranquille aux atmosphères de siestes voluptueuses. 

Au papa qui regardait tranquillement les skates-boards pour ses garçons, et qui a eu si peur en voyant "une dame" arriver sur lui, je présente toutes mes excuses. Je ne vous ai pas touché, cependant, vous évitant avec adresse et un sourire d'aplomb légèrement grisé par l'expérience.

La vendeuse me regarde, amusée, blasée, occupée. Elle aimerait bien que je prenne celui qu'elle a monté exprès pour moi, pour que je l'essaye. 

Il vous va bien ce vélo, il est fait pour vous…

Au final, ce sont eux qui ont choisi pour moi. L'un d'entre eux était trop petit. La selle à max, le guidon (pardon, la potence), relevé, j'étais perchée et pliée, avec une sensation de vertige que je ne tiens pas à trouver sur un vélo. 

Y pas la taille au-dessus? 

Et dans les autres magasins? 

Bon. Entre les deux, mon coeur balance, mais je vais prendre celui qui est parfaitement à ma taille. 

Depuis, je l'ai bien testé, en situation réelle, et je ne regrette pas mon choix.

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Thérapie

9 janvier 2010

Contrairement à toi, Alice est allée au bout de sa « thérapie ». Elle a fait le travail. Une fois par semaine, toutes les semaines, dans le bureau d’un psy. Elle a demandé à faire une psychothérapie « cognitive » : Connais-toi toi-même, connais ton histoire, serre le mord et avance.

 

Semaines après semaines, mois après mois, elle s’y astreint. Elle prend le métro, la ligne 3, jusqu’au bout. Elle descend à Levallois, marche un peu et arrive face à une lourde porte en bois dont la peinture verte s’écaille. Il y a un code, puis un interphone. L’entrée est lumineuse, elle voit des plantes dans l’arrière-cour mais ne s’en est jamais approchée. Elle prend l’escalier de droite et monte au premier.  Les marches aussi sont en bois, recouvertes d’un tapis sombre auquel elle n’a jamais prêté beaucoup d’attention. Elle regarde en l’air, vers le palier puis la poignée de la porte. 

 

Alice essaye d’arriver cinq minutes en avance. Pour avoir le temps de se poser. D’atterrir. En entrant dans la salle d’attente, déjà, elle se dépouille du monde extérieur. Au départ elle se défait d’un simple voile, d’un souffle inaudible lui permettant d’entrer dans la légèreté. Au fil du temps, les couches cèdent les unes aux autres, le travail se fait. Elle parle. Elle se tait. En face, une paire de lunettes hoche la tête. Opine. Pose des questions. Prend la parole parfois. Elle n’est pas toujours d’accord, elle argumente. De retour chez elle, elle réfléchit. 

 

Le plus gros des progrès se font chez elle.

 

Mois après mois, année après années, Alice se défait de toi, de vous, de votre histoire et de celle d’avant, de ton histoire avec ta mère et de celle de ta mère avec la sienne. Elle se défait de vous et se réconcilie avec elle-même.

 

Elle est forte, ta fille. Elle suit son chemin et accepte qu’une partie n’en soit pas tracée par elle-même. Elle avance. C’est difficile, parfois, de ne pas lui en vouloir.

 

Un jour, elle ne s’installe pas. Elle garde son manteau, son sac sur ses genoux, les mains sereines. Elle est calme, détendue. 

 

Voilà, je ne viendrai pas la semaine prochaine. Cela fait trois ans que vous occupez mon mardi soir, avant, pendant, après, maintenant c’est terminé. Il ne s’est rien passé de particulier, mais je sais. Je reviendrai peut-être vous voir. Je ne dis pas que je vais y arriver toute seule. Mais je crois que c’est bon, je peux marcher sans canne. 

 

Le visage en face d’elle enlève ses lunettes et sourit. 

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Entre les deux, mon coeur balance…

4 janvier 2010

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J’aurai aimé qu’il balance entre deux jobs, mais le choix reste quand même important… :)

Dur dur de choisir!
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De la neige sur le pare-brise

26 décembre 2009

Blason


La mairie est une jolie bâtisse classées aux monuments historique et nichée dos à la Marne. Elle bénéficie d’un petit parc  avec des pigeonniers et une école. Une école classé également, qui accueille 243 enfants de trois à cinq ans. 

 

L’endroit est calme, les arbres dénudés agitent leurs branches au vent et seuls les cris des enfants pendant la récréation percent le froid jusqu’à vous.

 

Il a neigé aujourd’hui et hier. 

Vous êtes dans votre voiture. Vous dormez. Parmi la multitudes d’affaires entassées contre les vitres, il reste de la place pour vous sur le siège conducteur. Vous êtes emmitouflé dans un manteau en laine et vous dormez.  Votre visage est paisible, penché sur votre poitrine, votre visage ressemble à celui des grand-pères qui emmènent leur petits enfants à l’école, en face, à 50 mètres, de l’autre côté de la pelouse. 

Il y a de la neige sur votre pare-brise, il faut se pencher près pour vérifier que vous respirez toujours, en demandant à son enfant de se taire, on ne veut surtout pas vous réveiller, on ne veut pas vous déranger, on veut surtout ne pas être vu.

 

Votre voiture, la mairie, l’école. Un triangle équilatéral de 70 pas que les mamans inquiètes franchissent chaque année. Cela fait un peu bourgeois, cela fait un peu snob, cela veut faire social, mais c’est surtout inquiet.

 

– Il y a un homme qui dort dans sa voiture, sur le parking. (On ne parle pas de l’école, on ne parle pas des enfants). Le pauvre, il fait si froid, et en plus il neige! Il serait mieux au chaud non? (Dans un foyer, dans un autre endroit, ailleurs. Pas sur notre parking, pas dans notre ville…).

 

Les employés de la mairie ont l’habitude.

 

Cela fait trois ans qu’il vient ici en hiver. On ne sait pas comment il s’appelle, il donne des fausses identités. Le Samu Social est venu mais il ne veut pas en entendre parler.

Oh, je vois…

Il est gentil vous savez, et il travaille.

 

C’est vrai. Tous les soirs, votre voiture s’en va. A la même heure, avec constance. Elle revient le lendemain, cette vieille voiture verte foncée dans le genre des R19 dans lesquelles on a fait ses premiers créneaux.

 

Tous les matins, vous dormez, le visage penché sur votre poitrine, vos mains calleuses croisées sur vos genoux. Il gèle, il neige, vous êtes là les yeux fermés, isolé des enfants et des parents à l’heure pour l’école.

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Vous n’étiez pas là ce 25 décembre. Nous vous avons cherché. Un peu mal à l’aise, ne voulant pas vous déranger tout ayant mal au coeur à l’idée de vous savoir seul dans votre voiture.

Vous n’étiez pas là. Nous vous avons souhaité une place au chaud quelque part et nous sommes reparti, coupables d’être soulagés par votre absence.

 

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Des cheveux fins et une bouée en métal

27 novembre 2009

Tu es un petit garçon au cheveux fins et blonds et aux yeux indéfinissables. Tu fais grand pour ton âge, on te donne plutôt cinq ou six ans que quatre. Tu es un petit garçon de quatre ans et demi et tu es accroché à une grille. C’est un scénario qui se répète, c’est un scénario habituel, il est 13h25 et le spectacle commence. 

 

De toutes tes forces tu luttes, tu n’es ni dans l’école ni hors de l’école et tu veux rester là, à cet endroit qui n’est rien, les mains et les pieds agrippés aux barreaux pourtant glacés. Tout le monde te regarde et tu ne regardes personnes. 

 

Ta maman aussi te parle sans te regarder, elle parle à ta capuche, elle a le visage fermé et les traits fatigués. « Je m’en vais, je te tourne le dos et je marche loin de toi ». Ta maman parle à ta capuche, les adultes tirent sur ta capuche, toi tu restes figé et tu ne parles à personne. Ta maman s’éloigne et tu continues à  t’accrocher, sans bouger, personne ne peut entrer ni sortir sauf quelques enfants plus petits, qui se faufilent comme des anguilles et vont jouer avec leurs camarades. L’année dernière, tu communiquais avec tes poings, cette année, tu as appris que les mots ça pouvait faire mal aussi, mais pas devant les adultes, et hier tu as compris que les ennemis de tes ennemis pouvaient être tes amis et que pour taper une gamine ça pouvait être pratique. « Y en a un qui la tient, et moi je la tape ». Tu coexistes en marge des autres, tu coexistes en marge du monde, dans la souffrance de la violence, dans la violence de la souffrance, dans cette solitude désespérée, accroché à une bouée en fer, comme si ta vie dépendait de ce contact avec ce métal glacé.

 

Au bout de ma main une autre main plus petite, qui te regarde. Qui te connaît. Qui sait et qui dit « je me laisse tomber par terre, je roule et je m’enfuie, et je cours voir un adulte ». 

 

Je ne peux rien pour toi. Je peux te regarder sans te juger, sans poser de diagnostique, espérant que toutes les aides qui s’offrent à toi, tu sauras les recevoir. Que ta souffrance et ta détresse trouveront leur remède.

 

Quatre mains saisissent tes épaules et t’aspirent dans la cour de l’école, la grille claque avec nous dehors. « Deux minutes et vous pourrez entrer ». Tu t’agites, toujours en silence, puis finalement tu t’éloignes avec une enseignante, cramponné à une jambe qui remplace les barreaux de ton radeau. 

 

A mon tour je m’en vais. Une fois que la grille est rouverte, que ma main est vide, je repars dans le vent transperçant, un peu chamboulée et sachant que je te reverrai lundi prochain. 

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The school didn’t hear her, but her parents did

17 novembre 2009

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My name is not important. I’m a girl, I’m four.

I’m a four year old girl.

I have long blond hair, fair skin and blue eyes. I’m a princess, I’m queen, I’m a star. I’m really tall for my age, and most people think I’m older, like, 5. That’s old.

My best friend, PrincessZoulou, is the same age I am. We’re the same age, we’re the same height, we both have blue eyes. PrincessZoulou and I are like twin sisters, except that she has short dark hair. We share everything, our toys, our dreams, our songs, and our lipstick.

We started school last year, we were in the same class.

Last year, I was a three year old girl, I was a three year old princess with dreams and friends.

Last year, I met R. He was a boy, the same age as I although even much taller. I don’t really talk to boys, so I didn’t l talk to him. One day, R pushed me from the slides. I fell hard and had dark bruises on my side. It hurt.

I thought it was a joke, I thought it would stop.

It didn’t.

He also pushed and bruised PrincessZoulou, so that made two of us. There was us, and there was the rest of the playground. They watched, in sympathy, but they did nothing. Relentlessly, PrincessZoulou told our teacher, our headmistress, her parents. They punished, they panicked, they growled courteously but firmly. A shield was finally built around us, I was safe.

This year, it’s different. PrincessZoulous is not in my class. And PrincessZoulou is not a victim. Not anymore.

The first week of school, R tried to strangle her. We were at recess, we were all playing. We were all princesses and kings and superheroes, and R tried to strangle my best friend. He put his hand around her neck and he squeezed. She choked, she struggled. She broke free, she broke away and she ran. And the playground watched and did nothing. And the adults there saw nothing. But she told, she accused, she showed the marks. Late that night, her mother cried and swore and used forbidden words. 

The school didn’t hear her, but her parents did. They came to the school, they were angry but they spoke low, they were calm but they were strong.

This year, PrincessZoulou’s mother told her she was allowed to fight back. She had to fight back, she had to hit back. It was a necessity, it was an order. And so she did, again and again (she had a lot of practice with her brothers), and she won.

But no one told me.

This year, PrincessZoulou hit R in the eye and held her ground. This year, there was only one victim left. There was only me left. As the words failed me, as the boy held me in pain, I developed exema, asthma. I stopped being hungry for food or adventures or life, this year my eyes are sad and I get myself sick enough to avoid school.

Today, things are different. Today, PrincessZoulou looked at me in the eyes. « you have to tell your parents« , she said, « you must« . 

And I did. 

Finally, the words came free, and the tears, and the admission that I wasn’t as clumsy as I’d said, that I lied. I never fell down the chair on myself, I never tripped on my shoelaces, these bruises aren’t mine. And today, my parents told me I wasn’t guilty, and I was allright being myself. And I went to sleep, at last, in peace, and as I slept, my mother cried and swore and used forbidden words. 

The school didn’t hear me, but my parents did.

Tonight, my parents called PrincessZoulou’s parents. My best friend kept my secrets, she never told her parents. Well, she never outright told them anything, but they knew enough. They knew enough, and they know enough what to do and who to call. Tonight there were long talks, long phone calls, and hard decisions made by adults. I am unaware of them. I am safe, I am in peace, I am asleep.

Tomorrow, I don’t know if R will be back at school. For the past 14 months, the headmistress has asked his parents to have him consult a special doctor, but they never listened. « Nothing is wrong with our son » they said, « these girls are sissies« .

« Nothing is wrong with our son« , they said, « and nothing is wrong at home. Mind your own business. »

Well, I don’t know what « sissies » means, and I don’t know if R’s older sister and mother are or aren’t this word. I know that R must be hurting somewhere. He must be, or he wouldn’t turn his pain on others. He must, or he wouldn’t know how to exactly hurt me. 

He’s only four years old, as I.

Tomorrow, I will go back to school, and I will learn. Not about pain, not about being a victim. Tomorrow, I will go to school with PrincessZoulou and we will learn school stuff, we will play, we will talk, we will share our lipstick regardless of H1N1.

 

We will be strong.


(PS : MrsZoulou is very proud of her girl and loves her very much)

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Un drapeau, un symbole, une urgence

13 novembre 2009

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Parce que la terre ne nous attendra pas. 

Parce que je souhaite à mes enfants un héritage sain et non pas l’obligation de réparer nos erreurs. 

Parce que je veux qu’ils vivent et non qu’ils survivent.


… faites passer, faites connaître!


Reprise de l’info du site Climate Flag :

L’initiative de Climate Flag vise à promouvoir le lancement d’un drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel estampillé « CLIMAT », afin qu’ à l’instar du drapeau PAIX, il devienne un symbole universel pour alerter le grand public à l’urgence climatique.

À l’occasion du Sommet de l’ONU sur le climat à Copenhague en décembre, mais aussi parce que le changement climatique est désormais un enjeu majeur d’actualité, personne ne doit rester inactif. L’idée est plutôt simple : faire en sorte qu’un maximum de personnes, de groupes et d’associations s’approprient ce symbole, le diffusent, et l’utilisent dans leurs événements jusqu’à décembre. Il faut faire comprendre aux dirigeants politiques qu’un accord ambitieux et fort doit impérativement être signé à Copenhague, puis ratifié par tous les Etats. Nous devons tous agir d’un commun accord, l’Humanité a rendez-vous avec son avenir.

Pour l’utiliser, téléchargez le logo ici, et fabriquevotre drapeau, votre badge ou tout autre gadget pour le diffuser au maximum. Faites passer le message ! Le climat n’attend pas.

Pour tout conseil ou information, vous pouvez envoyer un mail à climateflag(a)googlemail.com

Sur facebook

Le drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel est un symbole international et universellement reconnu comme étant libre de droits et gratuit. Son usage en tant que drapeau de la paix « PACE » est tout à fait compatible avec les objectifs de ceux qui veulent mettre l’accent sur le climat et l’urgence climatique à l’origine de ce « climateflag ». Cette initiative est totalement gratuite et n’a aucun but lucratif.

 

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Z’auriez pas un job pour moi, M’sieur?

4 novembre 2009

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Nous nous appelons Ana, Blandine, Candice, Sandrine, Stephan et Saliou. Nous avons entre 30 et 56 ans. Deux d’entre nous sommes mariés avec trois enfants, trois fument quotidiennement, deux sont accros au « Mountain Dew« , et l’un – sans enfant mais avec des potes – possède une Picasso sept places avec plein de gadgets sympa. 

Nous habitons tous le 93, nous sommes responsables de projets systèmes d’information, analyste programmeur, spécialisée RH et gestion de carrière, hybride assistante de direction rêvant d’événementiel, responsable relation presse et communicante en interne ou en externe, c’est comme vous voulez m’sieur. Nous  sommes des « Cadres » au chômage en recherche sinon de l’âme soeur, au moins du poste idéal au sein de l’entreprise idéale pour un parcours et une carrière idéale (… avec… un salaire idéal…).

 

Nous avons passés trois jours ensemble répartis sur deux semaines. Nous avons décortiqués nos CV, relus nos lettres de motivations, nous avons simulés des entretiens et nous sommes beaucoup dit « parlez moi de vous… ». Nous avons écouté les projets des uns et des autres, nos parcours, nos craintes, nos doutes, nos souhaits et nos espérances. Nous nous sommes regardés, jaugés, critiqués, nous avons argumenté, soutenu, défendu, le ton est parfois monté, les mains s’agitant pour mieux soutenir nos arguments, le corps en avant contre la table, presque prêt à s’élancer pour mieux illustrer nos propos… Le corps parfois affalé au fond de notre fauteuil, en panne, en manque de café, de sommeil, en pleine digestion voluptueuse après un repas Libanais un peu trop apprécié. 

 

Quelques soient les raisons, toujours, nous nous sommes respectés, chaque prise de position se voulant constructive et positive par rapport à nos cheminements respectifs. Nous avons parfois déséspéré nos supers animateurs-recruteurs-consultants qui ont travaillé pour Accenture, Saint Gobin et des cabinets de recrutement prestigieux dont on ose à peine murmurer le nom, avec nos digressions, nos besoins de café, de thé, nos questions (im)pertinentes et nos éclats de rires. Pourtant, à la fin, ils nous ont trouvé assez dynamiques et sympatiques, pour des chômeurs-cadres-du-9-3 en panne de confiance et d’inspiration. 

 

Nous avons passé trois jours à l’APEC

 

Après le parcours Assedics/ANPE/non-maintenant-c’est-pôle-emploi/euh,-c’est-quoi-un-MBA-monsieur?, nous nous sommes retrouvés dans un cadre surprenant, où nos consultants comprenaient de quoi on leur parlait, et de quoi on ne leur parlait pas aussi. 

 

Des personnes qualifiées et dont le poste avait un sens. 

 

Ces trois jours sont terminés. Nous nous retrouvons chez nous, seuls à nouveaux, face à nos problématiques, nos questions, nos doutes et nos espoirs. Nous nous retrouvons plus forts dans notre solitude, car mieux armés et mieux accompagnés. Aujourd’hui, il y a facebook, twitter, nous ne perdrons pas contact, d’ailleurs, rendez-vous le 9 décembre pour les malchanceux qui ne seront pas en poste. On fera le point avec nos deux SuperConsultants, on se secouera mutuellement, et qui sait, peut-être que cette-fois ci on arrivera à tester ce resto, vous savez, M° Croix de Chavaux. A bientôt, et bon courage, donc!

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spots of light, shadows of doubts

28 octobre 2009

We run, we run through the hours, 

The days, we rush through life. 

And often, we forget to look : 
Everything's unfocused and blurry, 
We are going too fast, we cannot see.

You too run, and sometimes 
You remember and stop. 
Your eyes are wide open,
And it is that which you see :
Things are unperfect and how they should be.